Le projet révolutionnaire promis à l'arrivée de Xabi Alonso à la tête du Real Madrid pourrait péricliter au bout de sept mois seulement. Défaits par le Celta Vigo (0-2), dimanche, les Merengues - qui n'ont remporté qu'un seul de leurs cinq derniers matches de Liga et perdu 9 points en un mois - ont renvoyé une image désastreuse. L'entraîneur basque de 44 ans est donc plus que jamais en danger. Comme révélé par El Mundo, le président madrilène Florentino Pérez et plusieurs dirigeants du club se sont réunis pendant de longues heures après la rencontre, dans les bureaux du stade Santiago-Bernabeu. Au centre des discussions, la poursuite, ou non, de Xabi Alonso sur le banc du Real.
La direction madrilène doute énormément de la capacité de l'ex-international espagnol (114 sélections), sous contrat jusqu'en 2028, à améliorer la qualité de jeu de l'équipe et mettre fin à la crise de résultats dont souffre le Real. La formation merengue ne s'est pas améliorée collectivement par rapport à sa médiocre saison dernière, et s'est peut-être même affaiblie.
Rupture avec le vestiaire
Les dirigeants de la Maison Blanche estiment aussi que leur entraîneur a perdu le contrôle d'un vestiaire réfractaire à ses méthodes et au sein duquel il n'arrive pas à imposer ses idées. Un groupe qui a très peu goûté le fait de passer d'un management paternaliste sous Carlo Ancelotti et Zinédine Zidane, avec des statuts d'intouchables, à une gestion sans passe-droits basé sur la méritocratie.
Ses relations avec de nombreux cadres du vestiaire n'ont cessé de se dégrader au fil des semaines. Ils ne comprennent pas ses choix sportifs et tactiques, ni son manque d'explications ou la distance qu'il met avec eux. Ils se plaignent aussi d'un travail tactique indigeste.
Les sifflets répétés du Santiago-Bernabeu dimanche, entendus par Pérez, n'augurent en général rien de bon pour l'entraîneur en place. Déjà sur la corde raide depuis plusieurs semaines, Alonso jouera probablement son avenir face à Manchester City, mercredi en Ligue des champions (21 heures). Même si ses dirigeants reconnaissent qu'il pâtit de nombreuses blessures depuis le début de la saison, notamment dans le secteur défensif, et pointent du doigt le manque d'implication des joueurs.
Zidane, le rêve impossible ? Arbeola piste interne
Les dirigeants madrilènes ont d'ailleurs déjà commencé à se pencher sur le marché des entraîneurs. Mais ils ne trouvent pas grand monde capable, selon eux, d'être à la hauteur du poste. Les deux noms qui sont ressortis de leur réunion de dimanche soir et trouvent, pour le moment, grâce à leurs yeux sont ceux de Zidane et Jürgen Klopp.
La direction du Real aimerait convaincre le Français de revenir effectuer une pige de six mois, comme en mars 2019 alors que Zidane était courtisé par la Juventus pour la saison suivante. Mais bien que le Real occupe toujours une place à part dans le coeur de l'ancien international tricolore, le timing ne semble, cette fois, pas adéquat. Par rapport à la future annonce du prochain sélectionneur de l'équipe de France - un poste dont il rêve - mais aussi aux engagements déjà pris par Zidane en 2026 avec ses sponsors et sa famille.
Quant à Klopp - vieux rêve de Pérez, qui loue son caractère et l'intensité de ses équipes -, courtisé à chaque changement d'entraîneur du Real ces dernières années, sa volonté d'avoir un rôle de manager reste incompatible avec le fonctionnement actuel du club madrilène. Le pessimisme prime donc sur l'éventualité de voir l'Allemand arriver au Real. En cas de destitution de Xabi Alonso, une solution temporaire en interne n'est donc pas à éluder. Dans ce cas de figure, l'ancien latéral du club, Alvaro Arbeloa, à la tête de la réserve du Real, tiendrait la corde.








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