À la veille d'une grande conférence de presse officialisant l'extension et la modernisation de son centre d'entraînement ce lundi matin à Orly en présence d'Antoine Arnault, son propriétaire, et de plusieurs élus dont Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, la bagarre entre ultras du Paris FC dans le parcage visiteurs du stade Océane du Havre a fait tache. L'événement a profondément agacé les propriétaires du club, à qui cette situation n'était pas sans rappeler les bagarres entre ultras du PSG il y a quelques années. Face à cette situation, le club a décidé de réagir immédiatement et a convoqué les leaders des deux groupes pour une explication et d'éventuelles sanctions.
En avant-match dimanche, une échauffourée a eu lieu entre des membres du Old Clan (OC) et des Ultras Lutetia (UL), les deux groupes ultras du promu. La bâche des Old Clan a été dérobée par leurs rivaux puis brûlée, avant que les premiers ne quittent l'enceinte du HAC et rentrent à Paris. Selon nos informations, le différend serait parti d'une provocation d'un membre des UL, qui se serait assis volontairement sur la bâche des OC. Un geste considéré comme une humiliation dans le monde ultra.
Une rivalité ancienne
Même si ces derniers temps, les relations entre les deux groupes ultras n'avaient donné lieu à aucun incident, elles sont tendues depuis longtemps notamment en raison de leur concurrence en tribunes, exacerbée avec la montée en L1 et le changement de stade, et de différences idéologiques. Le petit groupe des Old Clan est composé d'anciens membres du virage Auteuil du Parc des Princes, donc assez proches de la mouvance antifa.
En face, les Ultras Lutetia, beaucoup plus nombreux, apparaissent selon la police comme un groupe plus hétérogène, avec quelques anciens Supras d'Auteuil mais aussi des suiveurs qui ont pu être proches de Boulogne par le passé. Cet été, lorsque leur effectif a augmenté significativement avec l'accession en Ligue 1, les UL ont été vigilants sur le profil de leurs nouvelles recrues, en veillant à ne pas récupérer des anciens du Parc trop dynamiques ou à problèmes. « Les UL ne sont pas une émanation de Boulogne », confie un policier connaisseur de la problématique ultra.
La bagarre du Havre aura des conséquences sur la sécurité du match de samedi à Jean-Bouin contre Toulouse, d'autant que les deux associations sont situées dans la même tribune. Le club devrait prendre des mesures et pourrait notamment mettre en place un cordon de stadiers séparant les deux groupes, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent.








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