Une hécatombe. Face à Monaco, ce mardi soir (21 heures), Galatasaray s'avance très affaibli sur le côté gauche de sa défense et va devoir aligner à ce poste Roland Sallai ou Baris Alper Yilmaz, offensifs de métier. L'ancien Monégasque Ismail Jakobs, l'une des options d'Okan Buruk, est blessé au mollet, quand Kazimcan Karatas, troisième option, n'est pas sélectionnable en Ligue des champions, car absent de la liste.
Surtout, Galatasaray n'avait sans doute pas envisagé l'absence d'Eren Elmali, titulaire neuf fois cette saison à ce poste. Le football turc est secoué par un scandale de paris, et le club, triple champion en titre, a fini par être éclaboussé. Le 13 novembre, la commission de discipline turque a annoncé la suspension d'Elmali pour quarante-cinq jours pour avoir misé sur un match, autre que le sien. Il faisait alors partie d'un groupe de 1 024 joueurs concernés, beaucoup dans les étages inférieurs. L'international turc (25 ans, 20 sélections) aurait parié près de cinq ans plus tôt, quand il évoluait en Quatrième Division. Il a pu compter sur le soutien de son club, plaidant l'erreur de jeunesse. Deux semaines plus tôt, son président, Dursun Özbek, appelait pourtant à la fermeté à l'égard des arbitres parieurs.
De potentielles peines de prison
Le feuilleton semble sans fin. Vendredi, une vague d'arrestation a été menée avec, cette fois encore, un joueur de Galatasaray concerné. Metehan Baltaci (24 minutes cette saison) est suspecté d'avoir parié sur une de ses propres rencontres. Le défenseur central de 23 ans risque au moins un an de prison si le trucage de match est avéré, ce qui est considéré comme une infraction pénale. Cette fois, Galatasaray n'a pas défendu son joueur, et d'après le journal Sabah, son contrat sera résilié s'il est reconnu coupable. Le club n'a pas souhaité faire de commentaires sur le sujet.
Au total, 29 joueurs ont été interpellés dans ce dossier tentaculaire, dont Mert Hakan Yanda de Fenerbahçe, ainsi que des dirigeants, comme Murat Sancak, l'ancien président d'Adana Demirspor (Deuxième Division), ou encore Zorbay Küçük, un arbitre reconnu. Trente-sept personnes ont été déférées devant le tribunal ce lundi.
L'affaire remue le Championnat, mais la dernière victoire de Galatasaray face à Samsunspor (3-2), le jour même des arrestations, a provoqué davantage de réactions. Dans les arrêts de jeu, Karata, le latéral gauche du jour, a fait une main dans sa surface sans que l'arbitre ne siffle de penalty. Fait notable, la majorité des clubs ont crié à l'injustice contre un système qui favoriserait Galatasaray. Le scandale des paris est venu saupoudrer d'un peu plus de doutes un football turc déjà bien chargé de soupçons.








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