« Il ne s'arrête jamais, même la nuit » : déjà promu en fin de saison dernière, l'adjoint Samba Diawara à nouveau à la tête de Reims pour la mission maintien

il y a 1 mois 48

Certes, ce fut dans la douleur. Mais la qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France (à Angers, mardi 25 février), arrachée jeudi par le Stade de Reims à Bourgoin-Jallieu (N3, 0-0, 3-2 aux t.a.b.), a permis à Samba Diawara de bien lancer sa deuxième expérience d'entraîneur principal. Adjoint depuis décembre 2022 de Will Still, le discret Franco-Malien de 46 ans avait succédé en mai à l'Anglo-Belge (engagé ensuite par Lens) pour les trois derniers matches de 2023-2024, bien négociés : deux victoires et un nul.

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Son leadership, son exigence et ses idées ont séduit ses dirigeants, qui l'ont à nouveau promu lundi après avoir limogé Luka Elsner, coach débauché du Havre cet été qui restait sur une seule victoire et 8 points pris en treize journées de Championnat. L'idée initiale consiste à laisser Diawara terminer la saison. Comme il n'a pas le BEPF et perçoit un salaire très modeste pour un numéro 1 (16 000 euros brut mensuels), l'amende de 25 000 euros par match, à payer pour les dix derniers après la période de tolérance d'un mois, n'effraie pas Mathieu Lacour.

Mais comme l'intéressé, qui « ne se projette pas plus loin » que sur les échéances immédiates, à Lyon dimanche (15 heures) puis contre Angers le dimanche suivant, voire à Rennes le 21 février, le directeur général laisse planer le doute sur la suite. Les résultats et le contenu de ces parties pèseront forcément.

« Il sait exactement comment responsabiliser les jeunes et leur faire franchir le pas vers les exigences du monde pro »

Ed Still, dont Samba Diawara a été l'adjoint à Charleroi (2021-2022)

En attendant, contrarié par la blessure aux ischio-jambiers de l'avant-centre Jordan Siebatcheu, recruté lundi à l'Union Berlin pour 4,5 M€ et sans doute indisponible pour plusieurs semaines, le natif de Paris, ex-défenseur formé au Red Star et imprégné de la culture du « 9-3 », a des atouts à faire valoir. « C'est un passionné absolu, confie Karim Belhocine, dont Diawara a été l'adjoint à Charleroi (2019-2021), lui qui a passé dix-huit ans en Belgique comme joueur puis technicien. Il ne s'arrête jamais, même la nuit. Il a énormément de compétences dans tous les domaines, aussi bien pour l'animation des séances que dans l'observation du jeu, le travail avec la vidéo ou la réactivité tactique pendant les matches. »

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En plus, comme le souligne Edward Still, qui l'a aussi côtoyé à Charleroi (2021-2022), « il a une expertise particulière en post-formation. Il sait exactement comment responsabiliser les jeunes et leur faire franchir le pas vers les exigences du monde pro ». Or l'effectif rémois actuel possède une douzaine de joueurs de 23 ans ou moins.

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